Chronique du temps qu'il fait
de Jean Malrieu
Cet autoportrait d’après une correspondance
nous restitue la voix de Jean Malrieu quand il donnait libre cours
à ses qualités de conteur : la parole lui était naturelle,
facile et abondante, d’autant plus spontanée, qu’elle n’établissait
aucune hiérarchie entre les éléments qui en nourrissaient
le feu comme entre les mots, innombrables, les plus familiers, les plus graves,
l’anecdote et la méditation, le souvenir et le regard, Delteil ou
Breton, les voisins et les arbres…
Ce feu se résumait dans un rire offert au seul présent.
Pierre Dhainaut
Marseille
« Ce numéro (3 de Sud), c’est moi qui l’ai monté seul,
évidemment avec les éléments dont je disposais. Et quand
je dis seul, je veux dire que j’en fus l’esprit : une sorte de numéro
mystique réaliste. De quoi, pensais-je, faire hurler les matérialistes.
(…)
Toi, tu as de la chance : trois peupliers. Sais-tu que cet arbre est à
la source des vents ? Écoute-le frémir. C’est le bruit des
sources. Et t’ai-je raconté mon histoire de fée sous l’écorce
des peupliers sur les bords de l’Aveyron il y a une dizaine d’années
? »
(4 juin 1971.)
82 pages
14 X 21,5 cm
ISBN : 2-89046-119-X
Prix Euro : 10,00 €
Prix canadien : 10,00 $
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ISBN : Écrits des Forges
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