L'écueil des jours
de Denise Brassard
L'Écueil des jours, deuxième
recueil de Denise Brassard (après Zoom ou rien, 1994), porte
un regard lucide, parfois acéré, mais jamais dépourvu
de tendresse, sur des êtres qui cherchent à faire éclater
la linéarité temporelle.
Figure du même et de la répétition, le jour, que la lumière
tantôt décuple, tantôt concentre, est marqué par
le froissement de deux personnages qui se côtoient et se cherchent,
portés par l'idée de l'amour, nostalgiques de la passion, tentant
d'apprivoiser cette émotion étrange, troublante, effrayante
parfois, qui à la fois les dépasse et les fait plus grands.
La deuxième partie, « Les prisons », étend la réflexion
à un champ plus vaste. Il s'agit là encore d'échapper
aux contraintes du temps : le souvenir de la mère d'abord, puis l'image
de la femme, et enfin la condition d'une génération.
« j’irai encore j’irai
dans ton sommeil d’une voix douce
bercer l’île des naufragés
polir avec mes mots
la pierre qui nous a vus mourir à la solitude
t’en souvient-il mon frère »
80 pages 12,8 X 20,3 X 0,6 cm
Poids : 115 g
ISBN : 2-89046-452-0
Prix Euro : 10,00 €
Prix canadien : 10,00 $
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ISBN : Écrits des Forges
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