Et si les sirènes ne chantaient plus
de Agnès Whitfield
Avec Et si les sirènes ne chantaient
plus, Agnès Whitfield publie le huitième ouvrage d’une
œuvre qui compte aussi bien des travaux critiques que des ouvrages poétiques,
une traduction et un récit. La diversité de cette œuvre donne
une idée de l’éclectisme de l’auteure, de sa capacité
à aborder la culture sous différents angles. Cette souplesse
et cette originalité se traduisent dans Et si les sirènes
ne chantaient plus par le choix de l’allégorie, mais aussi
par des emprunts à la mythologie gréco-latine. Le récit
métaphorique s’étend d’un bout à l’autre du recueil
et raconte l’histoire d’amour d’un marin et d’une sirène. Tous les
poèmes, sans exception, s’intègrent donc à une trame
narrative marquée par les interrogations incessantes de l’amoureuse
aux prises avec sa douleur et par les références nombreuses
au mythe d’Orphée. Rappelons qu’après être descendu
aux Enfers et avoir séduit les Dieux, Orphée perdra sa femme
Eurydice, qu’il cherchait à sauver de la mort, parce qu’il essaie
de la regarder avant d’être sorti du royaume des morts. De la même
manière, Agnès Whitfield présente un marin et une sirène
qui se cherchent, se trouvent et se perdent dans un drame qui ne semble pas
vouloir avoir de fin :
« Tu ne veux pas de mes grands lacs
marin
ces taches d’encre sur mon buvard
comment mettre le cap sur une plume
à l’embouchure du fleuve »
100 pages 12,8 X 20,3 X 0,8 cm
Poids : 150 g
ISBN : 2-89046-651-5
Prix Euro : 10,00 €
Prix canadien : 10,00 $
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ISBN : Écrits des Forges
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