Fuir la maison
de David Bergeron
Dans Fuir la maison, David Bergeron
retrace les divers moments d’une relation amoureuse dans les textes qui prennent
souvent la forme d’une adresse à la femme aimée. Cette relation
est affectée par le passé que toute personne garde avec elle
et par les difficultés que rencontrent les jeunes dans le monde contemporain.
Ainsi, même la naissance de la jeune femme est présentée
comme un accident, un malheur que l’on combattrait si on le pouvait.
Le sentiment d’être prisonnier de sa vie, de sa famille et de la ville
se manifeste à plusieurs reprises dans Fuir la maison
et provoque la quête d’une nouvelle voie, d’une ouverture sur quelque
chose d’autre. Dans ces conditions, même le néant semble un
horizon vers lequel on songe sérieusement à s’avancer pour
s’évader de l’ici-maintenant. Cet univers poétique présente
des être agités et inquiets qui ne perçoivent plus clairement
le passage du temps. Lorsque le poète prend conscience de ce phénomène,
il a l’impression d’être étranger au monde et à lui-même.
Il ne se reconnaît pas dans l’identité que les autres ont définie
pour lui :
«Ce sera mercredi.
Il y aura la mort, toute paisible
dans le revers de nos yeux.
Encore, nos adieux seront discrets,
placés calmement à l’orée de la fenêtre.
Dans tes mains fermées, tu tiendras
les pluies nouvelles, les chats et les clefs.
Tu courras jusqu’au métro
et dans les vitrines des voitures,
tu verras que l’automne
est amoureux de tes pas. »
68 pages 12,8 X 20,3 X 0,6 cm
Poids : 105 g
ISBN : 2-89046-612-4
Prix Euro : 10,00 €
Prix canadien : 10,00 $
|

ISBN : Écrits des Forges
|