Lèvres urbaines 35
de
Sylvestre Clancier
Jean-Philippe Raîche
La poésie serait cet état d’apesanteur
dans lequel tous les possibles apparaissent et se dispersent, livrant les
mots à la pleine nature de leur essence. Il n’y a que la poésie
pour traverser l’être, corps et âme, sans tricher, sans arrêt,
sans non plus donner trop d’apaisement aux sensations comme aux intellections.
Fragile, le poème, corps de la poésie, est aussi habité
par l’âme ailée des sons et des « vertiges ». «
Alchimique » passion d’une manière de saisir que la vie, que
la douleur, que les joies ne sont que des passages aux aspirations vibrantes.
Ce que dit le poème, c’est que tendre et tendue, la forme contient
l’absolue question de la présence à toutes les dimensions de
la réalité physique comme psychique.
Ces réflexions me viennent à la lecture attentive des deux
suites poétiques présentées dans cette livraison du
numéro 35 de Lèvres urbaines : L’Âme alchimiste
de Sylvestre Clancier et Latitude des corps de Jean-Philippe
Raîche. Croisements complémentaires, ces deux suites sont
à l’image de la quête poétique entièrement issue
d’une nécessité prenant les mots à témoins, les
silences en gage.
« Et le vent en rafales
comme des pas
des valises
un manteau qui encombre
une fois arrivé. »
Jean-Philippe Raîche
72 pages
15,2 X 22,9 cm
ISBN : 2-89046-746-5
Prix Euro : 10,00 €
Prix canadien : 10,00 $
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ISBN : Écrits des Forges
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