Un opposant à la dictature et à la guerre, un exil d’une durée de trente ans, un retour en Irak angoissant. Un an après la chute du régime de Saddam Hussein, Salah Al Hamdani débute l’écriture de son recueil. Il se remémore la cruauté d’un tyran et les souffrances d’un peuple tout en se préparant fébrilement à revoir les siens. L’incertitude l’envahit : il craint de ne pas reconnaître ni la ville, ni les proches. Il ressent l’isolement comme conséquence de la distance et du temps.
Je veux voir de loin ce qui se passe dans une ville qui ne m’attend plus(…)
Qui vais-je trouver derrière la porte mal fermée de ton attente? (
)
Quel gouffre désormais entre nous Mère.
À son arrivée dans sa ville natale, il constate les changements. Portant le deuil, il veut aider les siens à cicatriser leurs blessures, progressivement. Il confronte ses souvenirs et apprivoise la réalité afin déviter le traumatisme de la séparation.
Ma mère, comme la lumière,
Na pas besoin du procès de lobscurité
Mais dun peu de silence (
)
Laissez lamour ronger la haine qui habite le cur de lhomme.
L’auteur : Né à Bagdad en 1951, Salah Al Hamdani s’engage dans l’armée irakienne avant l’âge de 20 ans. Prenant la défense d’enfants kurdes arrêtés et tabassés, il se retrouve en prison où il écrit ses premiers poèmes. Menacé d’assassinat et banni de son pays à sa sortie de prison, il s’exile en France. Devenu auteur et metteur en scène, il a joué dans plusieurs films dont Bagdad on/off. Il a aussi rédigé plusieurs ouvrages en français et en arabe, dont des nouvelles, des récits et des poèmes.
Oui le ciel de l’Irak sans Saddam est bleu!
132 pages
12,6 X 20,3 X 0,8 cm
Poids : 135 g