Description de l'œuvre

Le poète Guy Jean est né à Cambellton, au Nouveau-Brunswick, en 1935. Après avoir travaillé en développement régional et socio-culturel dans le Nord-est de l’Acadie, il travaille à l’élaboration de programmes en éducation populaire à Ottawa, Mexico et Montréal. Il entre ensuite à la Fonction publique du Canada où il occupe des postes de direction en formation professionnelle et en vérification de la gestion des ressources humaines.

 

Guy Jean s’occupe activement de la promotion des lettres en Outaouais. Président de l’Association des auteurs et auteurs de l’Outaouais et de la Corporation du salon des Régions du Livre de 1997 à 2002, membre de la Commission des arts, de la culture, des lettres et du patrimoine de la Ville de Gatineau de 2002 à 2008, et de 2005 à 2011 il représente l’Outaouais à l’Union des écrivaines et des écrivains québécois. Depuis 1996, il fait de l’écriture son occupation principale. Par la publication de ses recueils et de textes dans divers collectifs et revues, ainsi que par sa participation à des lectures publiques, sa poésie est maintenant diffusée au Québec, au Canada, aux États-Unis et en Europe.

 

À propos de Une autre fois déjà : Guy Jean prête sa voix poétique et sa perspicacité de témoin engagé aux enfants du monde. Devant la superposition des univers qui cohabitent dans leur imaginaire et leur réalité, comment ne pas leur offrir une écoute attentive, sinon l’accès à un monde nouveau, celui du grand-papa? Le poète raconte, observe et compare; il offre sa tendresse et reçoit celle de sa petite-fille :

 

quelles paroles rejoindraient l’espace   où

se cachent   les fées   les monstres

ses peines

les images qu’elle colle à ma voix

 

mes expressions passe-partout

ne passent pas   se perdent

 

tout à coup   elle lance 

« Grand-papa   moi   je t’aime »

 

Comment lier le monde de demain et celui d’hier? Justement, Guy Jean donne une réponse qui pourrait aussi être celle de chacun d’entre nous: « J'écris le lien ténu/ entre la banalité quotidienne/ et notre humaine mémoire.»