Marco Geoffroy

Autour de « Ne tirez pas sur le pianiste »

1. Principaux thèmes au cœur de ce recueil ?

La fatalité. Faire état de toutes ces choses du quotidien, autant merveilleuses qu’affreuses, qui nous mènent vers une pente descendante. Cette fatalité à laquelle l’humain n’échappe pas. Car ultimement, la seule route sûre dans ce recueil, est la dégradation physique, et aussi psychique, de l’être. Aussi, toutes ces choses qui rendent l’expérience d’une beauté éclatante : L’amour, l’amitié, l’art, la musique sont des thèmes plus lumineux qui s’immiscent dans cette grisaille.

2. Particularités du recueil ?

Comme je le dis à la Q1, ce recueil dépeint d’une façon détournée par l’art, la musique et autres beautés, la laideur de la dégradation humaine. Une de ses particularités est justement d’amener cette négativité vers des lieux où il fait bon vivre.   

3. En quoi ce livre est-il essentiel ?

En ce qui me concerne, ce recueil marque la fin d’une constance dans l’écriture de mes poèmes. Les sujets traités auront tous été un peu les mêmes pour Album Triple, Bruits et Ne tirez pas sur le pianiste. Pour un œil externe, ce recueil se veut essentiel car le cœur du sujet est la vie AVANT la mort.

4. Qu’est-ce qui a inspiré l’écriture des poèmes ?

Ces dernières années ont été un peu pénibles à voir aller. Disons que les gens m’entourant, un peu à l’image de la société dans sa globalité, ne rajeunit pas. Certains moments j’aurais cru avoir pris un abonnement annuel aux salons funéraires et columbariums.

5. Extrait illustrant l’une ou l’autre des réponses

Pendu aux nuages
j’espionne le continuum
la naissance du soir est la seule maîtresse su Soleil
le seul couple éternel
(p.22)

Armés de mille trésors
nous serons efficaces comme la peste
s’immisçant dans chaque organe
avec la précision du chirurgien
(p.65)

6. Anecdote concernant l’écriture du recueil

À la fin du recueil se trouve une section Remerciements dans laquelle je remercie mes enfants pour leur contribution. Par deux fois, en panne d’inspiration, elles m’ont lancé une phrase qui a reparti la machine. L’une d’elle est en italique dans le poème justement intitulé Enfants de la poésie (pp. 14-15).

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