Épeler le jour / Soletrar o dia

Traduit du portugais par François-Michel Durazzo

Dans Épeler le jour (2002), septième recueil de Rosa Alice Branco, philosophe et traductrice, la poète exalte la vie partagée. Autour de cet axe qu’est l’autre, proche, perdu, croisé une seconde ou une éternité, le je conquiert son identité et une forme de sagesse. Il témoigne que la vie triomphe en chacune de ses célébrations.

Matins par terre

Accepter le jour. Les possibles.
Traverser plus de rues que de maisons,
plus de gens que de rues. Traverser
la peau jusqu'à l'autre côté. Tandis que
je fais et je défais le jour. Ton cœur
dort avec moi. Il borde mes nuits
et les matins sont froids quand je me lève.
Et je demande toujours où tu es et pourquoi
les rues ont cessé d’être des fleuves. Parfois
une goutte d’eau tombe par terre
comme si c’était une larme. Parfois
il n'y a pas assez de terre pour la sécher.

 

 

 

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Description

Traduit du portugais par François-Michel Durazzo

Dans Épeler le jour (2002), septième recueil de Rosa Alice Branco, philosophe et traductrice, la poète exalte la vie partagée. Autour de cet axe qu’est l’autre, proche, perdu, croisé une seconde ou une éternité, le je conquiert son identité et une forme de sagesse. Il témoigne que la vie triomphe en chacune de ses célébrations.

Matins par terre

Accepter le jour. Les possibles.
Traverser plus de rues que de maisons,
plus de gens que de rues. Traverser
la peau jusqu'à l'autre côté. Tandis que
je fais et je défais le jour. Ton cœur
dort avec moi. Il borde mes nuits
et les matins sont froids quand je me lève.
Et je demande toujours où tu es et pourquoi
les rues ont cessé d’être des fleuves. Parfois
une goutte d’eau tombe par terre
comme si c’était une larme. Parfois
il n'y a pas assez de terre pour la sécher.

 

 

 

Auteur

Information complémentaire

ISBN : 978-2-89645-001-5
PUBLICATION : 2007-01-01
LANGUE : 6
PAGES : 144
DIMENSIONS : 12,8 x 20,4 x 0,8
STATUT : Disponible