Éros déraciné

Alain Jouffroy, né à Paris en 1928, fut (après sa rencontre avec André Breton en 1946) un des éléments majeurs de la génération surréaliste des années 50. Romancier, essayiste, critique d’art mais avant tout poète, il fut le premier à révéler les deux derniers grands mouvements poétiques notables, celui du Manifeste électrique (autour de Matthieu Messagier et Michel Bulteau) et celui du Manifeste froid (André Velter, Serge Sautreau, Yves Buin et Jean-Christophe Bailly). Pour lui, la poésie est inséparable de la vie et demeure perpétuel engagement par le langage.

« Écrire des poèmes, c’est aussi, ne sachant rien de ce que l’on va écrire, une manière de refuser l’organisation de l’avenir. On s’y rue dans l’instant et les mots, comme dans la colère. À ces moments, l’esprit est noir, cesse de pouvoir se juger. Longtemps après, parfois, une signification cachée par l’enveloppe verbale se décante, qui nous rend – de loin, comme dans un rétroviseur, la vie quotidienne, ou non, plus transparente. »

Alain Jouffroy

 

 

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Description

Alain Jouffroy, né à Paris en 1928, fut (après sa rencontre avec André Breton en 1946) un des éléments majeurs de la génération surréaliste des années 50. Romancier, essayiste, critique d’art mais avant tout poète, il fut le premier à révéler les deux derniers grands mouvements poétiques notables, celui du Manifeste électrique (autour de Matthieu Messagier et Michel Bulteau) et celui du Manifeste froid (André Velter, Serge Sautreau, Yves Buin et Jean-Christophe Bailly). Pour lui, la poésie est inséparable de la vie et demeure perpétuel engagement par le langage.

« Écrire des poèmes, c’est aussi, ne sachant rien de ce que l’on va écrire, une manière de refuser l’organisation de l’avenir. On s’y rue dans l’instant et les mots, comme dans la colère. À ces moments, l’esprit est noir, cesse de pouvoir se juger. Longtemps après, parfois, une signification cachée par l’enveloppe verbale se décante, qui nous rend – de loin, comme dans un rétroviseur, la vie quotidienne, ou non, plus transparente. »

Alain Jouffroy