L’apprenti foudroyé

La poésie de Franck Venaille vient de loin : d’une enfance jamais acceptée qui n’en finit pas d’intervenir dans sa démarche, d’une pensée souterraine qui se regarde désormais dans le miroir de l’inconscient et de l’éros. Comme arrachés d’un lointain désespoir les poèmes de L’apprenti foudroyé souhaitent pourtant affirmer le dépassement de soi. On y retrouve, échelonnés sur vingt ans, une violence, des appels, des plaintes et des appels qu’il est impossible d’oublier. Cette poésie vient de l’Histoire (la guerre d’Algérie) et, en même temps, elle n’est faite que des soubresauts d’une mémoire qui cherche à capter les souvenirs de l’immédiate avant-vie. Voici la feuille de route d’une sorte de prédicateur solitaire, errant de la page blanche à l’action la plus quotidienne.

« Oiseaux de passage
comme il est d’usage
ne resteront ici
que.
Puis s’en iront.
Alors le fou un peu mécanique
à qui l’on protège la tête
tentera une fois encore de les rejoindre
une plume pauvre
dans son casque enfoncée.
Mais comme vous avez bien su veiller sur mon père ! »

 

 

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Description

La poésie de Franck Venaille vient de loin : d’une enfance jamais acceptée qui n’en finit pas d’intervenir dans sa démarche, d’une pensée souterraine qui se regarde désormais dans le miroir de l’inconscient et de l’éros. Comme arrachés d’un lointain désespoir les poèmes de L’apprenti foudroyé souhaitent pourtant affirmer le dépassement de soi. On y retrouve, échelonnés sur vingt ans, une violence, des appels, des plaintes et des appels qu’il est impossible d’oublier. Cette poésie vient de l’Histoire (la guerre d’Algérie) et, en même temps, elle n’est faite que des soubresauts d’une mémoire qui cherche à capter les souvenirs de l’immédiate avant-vie. Voici la feuille de route d’une sorte de prédicateur solitaire, errant de la page blanche à l’action la plus quotidienne.

« Oiseaux de passage
comme il est d’usage
ne resteront ici
que.
Puis s’en iront.
Alors le fou un peu mécanique
à qui l’on protège la tête
tentera une fois encore de les rejoindre
une plume pauvre
dans son casque enfoncée.
Mais comme vous avez bien su veiller sur mon père ! »